Et Puisque Dans Des Cases Il Faut Tout Mettre !

Et Puisque Dans Des Cases Il Faut Tout Mettre !
Et puisque dans des cases il faut tout mettre,
Laisse moi tenter de définir ce que je pense être, un poète.
J’ai l’étrange sentiment de n’être pas fait pour cette planète
Toujours dans la lune car ici bas, j’ai le mal-être.
Maman, écoute ma lettre, tu comprendras que je suis pas chiffre mais lettre.
Car quand l’encre s’ancre dans ma paume, je vis et tu entre dans mon antre grâce à ma prose :
Welcome home ! C’est ça qu’je suis, c ça qu’je vis
Et je crois que ça se voit à l’oral comme à l’écrit.
On m’dit grandit, sois responsable, bats toi pour pouvoir réussir dans la vie
Moi, j’dis Gandhi, Dalai Lama et jésus Christ ne se battait pas et on réussit leur vie.
T’es pas d’mon avis, y a pas d’soucis, juste des pensées
En voila un bouquet/ prends le et paye en sous si/
T’a kiffé car j’ai plus d’encre, au pire j’irais en volé
Pour écrire poème aussi beau qu’la vie est
Pas comme ces papiers souillés écrit par des juges
Ces lois qui font que ma différence je purge
Article B456 de Chépakoi, tout ça j’men fous
Donne moi juste un papier, un stylo et
Sur l’échiquier,
Tu restes pion et je suis fou.
# Posté le dimanche 22 août 2004 05:52
Modifié le lundi 23 août 2004 13:25

La Vérité N'Intéresse Personne

La Vérité N'Intéresse Personne
Comme tous les samedis soir, Mickael va en discothèque histoire de se vider la tête des 35 heures passées. Pour ça, il met gomina, costard et parfum branché, il paraît que les filles aiment ça et puis il faut bien rentrer. Sûr qu’avec ses sapes larges et démodées, le videur lui aurait dit autre chose que des mots doux. Une fois à l’intérieur, le voilà qui se cache derrière un masque de playboy donc de lapin, copiant ainsi les filles qui se cachent bien derrière un masque à rat, à chacun son animal, après tout. Il fume, bois, avec ses amis, ceux qu’il appelle ses potes, ses refres, ses homies. Saoulés de leurs semaines, ils se saoulent le week-end, quelle étrange logique, a croire qu’au naturel ils ne sourient jamais, oui, à croire qu’au naturel, ils se font tellement chiés…Ca parle de femmes entre eux, surpris, lui s’intéresse, il dit « j’aime les yeux de cette fille» « On s’en fout nous on kiffe ces fesses. Laisse donc a Roméo ce que nul n’intéresse. Quitte ton nuage, la mode n’est plus aux romantiques, d’ailleurs le dernier est mort depuis la Rome antique donc oublie ton éthique et pense avec ta trique, tu sais les filles veulent qu’on leur disent qu’on les aiment, après que cela soit faux quand de ta bouche ces mot sonnent, (soupir), tu sais amigo, de nos jours, la vérité n’intéresse personne…
# Posté le dimanche 22 août 2004 06:04
Modifié le lundi 23 août 2004 13:23

L'Amour Est Une Drogue (sonnet)

L'Amour Est Une Drogue (sonnet)
L'Amour est une drogue aux multiples effets
Dont l'unique dealer à des ailes et un arc.
Et une fois piqué par la flèche envoyée,
Le feu symbolique sur toi porte sa marque.

Ce feu qui sans cesse change d'aspect,
Tantôt te réchauffe, tantôt te brûle ;
Et qui comme par magie reste allumé
Même si sur lui, l'eau s'accumule.

Comment lutter ? Pourquoi lutter ?
Ca ne sert à rien, j'ai déjà essayé,
L'Amour est maître, vous subissez !

Mais quand l'Amour est réciproque
Alors du passé, on se moque
Et viens l'Overdose du baiser.
# Posté le dimanche 22 août 2004 06:15
Modifié le dimanche 22 août 2004 06:29

Le Bateau Poussière

Si un jour sans soleil pareil à une nuit
Las de cette ville décolorée et de ses bruits
Tu reste emprisonné entre fatigue et insomnie
Rejoins-le sans tarder, il sera sous ton lit.

Pour cela,
Avale au préalable un champignon magique
Qui te donnera une taille quasi-microscopique
Et suis les moutons gris jusqu'au Bateau Poussière
Entre la p'tite souris et une bille de verre.

Bienvenue à bord, ici on voyage léger.
Sur une mer dans laquelle on ne peut se noyer
Le ciel est jaune, l'eau rose ou bien violette
Les chiens sont des chameaux, les poissons sans arrêtes.

Tout le monde est dans la même galère
Mais personne ne rame,
Dans mon Bateau Poussière,
L'équipage n'est qu'âmes.

N'existe plus que l'abstrait, les hommes savent tous enfin,
Que Dieu est une Pastèque qu'ils aiment à partager.
Les chats volent quand ils sautent, plus de loi ni de gravité
L'absurde pris au sérieux, la mort n'est plus une fin.

Vois comme le monde est vaste quand tu ferme les yeux,

Pourtant a-t-on bouger ?
Non car j'ai jeté l'ancre.
Avons-nous voyagé ?
Oui car j'ai jeté l'encre.

Tout le monde est dans la même galère
Mais personne ne rame,
Dans mon Bateau Poussière,
L'équipage n'est qu'âmes.
# Posté le dimanche 22 août 2004 06:43
Modifié le lundi 23 août 2004 13:21

Feuille Blanche

Serais je encore un homme après ces quelques aveux ?
J'en sais trop rien, puisque je ne l'ai jamais fait.
Mais j'en ai besoin pour me sentir mieux,
Pour savoir qui je suis, feuille blanche, s'il te plait ;
Fais moi écrire qui j'étais sans l'habit que j'ai porté.

Les hommes se cachent pour pleurer.
Il est mieux d être le tueur que la personne tué.
Savoir lever la main pour se faire respecter.
C'est en temps de guerre qu'on prépare la paix.

Mensonges ! Allez vous en ! Mensonges !
J'ai joué le con pour vous couvrir,
Je le suis devenu, allez mourir !
Je ferme toujours les yeux quand je parle avec mon c½ur,
Ma voix se diminue pour dire je t'aime car ça fait peur.
Je rejette la faute de ma fainéantise,
Et pour mieux accepter ce mensonge
La dure réalité devient un songe
Grâce au feu qu'allume bedo et tise.
Bêtises !

J'en ai marre de faire taire mes sentiments.
Un pied dans le capitalisme et l'autre dans l'utopisme.
Dans mes textes entends : « Je t'aime Maman »
Et dans la vie « lâche moi, au fait, t as pas 100 francs ? »

Papa, le cancer que tu portes n'est pas la pire des maladies.
Handicapé du sentiment, je ne peux te livrer
Qu'un pathétique « ça va » sur ton lit de chevet.
Mon combat est la, allez dans tes bras
Avant que tu ne t'enfuies.
Mais pourquoi l'amour ainsi s'enfouie ?
Même chez les autres il est caché.
J'ai pris exemple sur mes proches et mes amies.
Quelle claque je me suis prise quant je vous ai vu pleurer,
Doutant de mon amour parce qu'impossible à exprimer.

Grand frère, regarde ce que je deviens.
T'avoir regarder dans les yeux remonte à bien loin.
Petite s½ur, tu dois me voir comme un égoïste,
Et moi comme une petite fille arrogante et naïve.
Mais on se trompe tous les deux de vision.
Cela n'est bon qu'aux yeux des anonymes
Qui se musellent pour nous parler.
Pas comme nos liens qui nous animent.
Qu'est-ce que j'attends pour me confier ?
Un enterrement ou un départ a l'étranger ?

Oui ! J'ai voulu mourir quand au téléphone tu m'as dit adieu,
Toi, à qui j avais caché qu'avant je n avais jamais couché.
Et même si notre ébat fut bref, le « pom pom » de mon émoi résonne encore.
Sauf que si Venus a aujourd'hui un visage abstrait à la Picasso,
Le tien fut le premier à faire office de miroir et de tableau.
Je ne suis pas dupe et sais que je n'étais qu'un jeu auquel tu t'es fait prendre,
Duquel tu t'es épris, ravi de t'avoir servi puisque certes, j'ai souffert mais surtout j'ai appris.

Mais où es tu ? Pas dans ces mots en tout cas !
Ma haine, celle que je traîne quand je me trahis.
Etrange comme elle s'enfuit quand toutes futilités on oublie,
Merci pour ta présence, qui a elle seule justifie ton absence,
Et si ma théorie passe en pratique
Tu seras de moins en moins bien accueillie,
Ma rage du c½ur remplira tes fonctions
Et de toi, ne restera qu'un point noir
Pour que reste un contraste avec le bon.
A quand ce jour où j'aurais réglé ce problème ?
Où l'on dira qu'enfin, K-O-A-N a mis KO sa haine.

A toi cher ennemi, ris de mes états d âmes,
Je te donne les mots avec laquelle tu pourras me frapper
Devant ta très basse-cour, à coups de
« Pauvre bouffon, sentimental à deux sous, petit efféminé »
Plutôt que le tueur, je serais le tué,
Mais ta conscience pour toi,
Bonne chance pour vivre en paix.

Celui qui est maître de soi est bien plus grand que celui qui est maître du monde.

J'aimerais mourir un texte sur le c½ur et mes actes en accord
Mais chaque fois que je ferme mon cahier, mes mots ont tort
Et se font broyer par l'Immonde qui tourne en rond,
Qu importe ! Je réécrirais encore, et encore, et encore.
Jusqu'à ce que mort s'ensuive
Ou que mon encre bleuisse ma salive.

Suis je encore un homme après ces quelques aveux ?
J'en sais trop rien, puisque je ne l'ai jamais fait.
Mais j'en avais besoin pour me sentir mieux,
Défunte Feuille blanche, laisse moi te remercier ;
De m'avoir fait écrire qui j étais sans l'habit que j ai porté.
# Posté le dimanche 22 août 2004 07:01